Hello tout le monde ! J’espère que vous allez bien et que vous passez une bonne semaine ! On se retrouve aujourd’hui pour un article que vous me demandez depuis longtemps au sujet du matériel photo que Vincent et moi utilisons pour produire notre contenu ici et sur les réseaux sociaux.

Comme vous le savez, les photos et le visuel sont au coeur de notre métier et nous sommes donc bien équipés ! Je vais laisser la parole à Vincent pour cet article qui vous parlera en détails de tout le matériel photo et vidéo que nous utilisons au quotidien et lorsque nous voyageons ! Bonne lecture 🙂

xx Daphné

 

Bonjour à tous ! Il y a deux ans, je vous avais parlé de notre matériel photo, lors du test de l’Olympus E-PL8. A l’époque, nous shootions avec notre Nikon D610 et j’avais profité de l’article pour aborder certains détails techniques comme la profondeur de champs et la maîtrise du trio ouverture, ISO et durée d’exposition. L’article d’aujourd’hui va faire l’impasse sur la technique pour se concentrer sur le matériel photo que nous utilisons pour créer le contenu du blog, d’Instagram et de YouTube 🙂

Du Nikon D610 au D750

Quelques mois après notre premier article de 2017, nous avons troqué le Nikon D610 pour le le modèle D750 afin de disposer d’un autofocus (la mise au point automatique) un peu plus performant, d’une mesure de l’exposition plus fine, d’un poids plus faible, d’une meilleure autonomie, du Wi-Fi intégré et surtout d’un écran escamotable, pratique pour certains shootings (notamment pour photographier des chaussures sans avoir à s’allonger au sol).

Nous étions satisfaits par le Nikon D750 (même si les déchets – photos floues – dûs à la mise au point étaient encore présents, mais plus rares que sur le D610) mais nous voulions nous mettre plus sérieusement à la vidéo, et cela passait donc par l’achat d’un nouvel appareil photo. Les reflex Nikon peuvent filmer, mais ils ne sont pas pensés pour, et cela se ressent dans les fonctionnalités (zebra pour contrôler l’exposition, focus peeking pour contrôler la mise au point, cadence vidéo pour les ralentis) et le rendu vidéo (manque de stabilisation, rolling shutter qui déforme les images en mouvement, définition de l’image un peu juste).

Un appareil pour la vidéo, un autre pour la photo ?

Nous avons alors hésité à conserver le Nikon D750 pour la photo et à acheter un appareil photo dédié à la vidéo comme le fameux hybride Panasonic GH5 (nous avions eu l’occasion de tourner la vidéo aux Etats-Unis avec son petit frère le Panasonic G80 et le résultat était vraiment bon) avec son capteur micro 4/3 ou l’excellent Sony A6500 (avec lequel nous avions tourné des vidéos dans Paris) avec son plus gros capteur APS-C, qui permet d’avoir un peu plus de flou d’arrière plan mais dont la stabilisation est un peu moins bonne que sur le Panasonic.

Au final, ces deux appareils photos faisaient du très bon boulot en vidéo, mais le fait que la taille de leur capteur ne soit pas plein format (full frame) nous empêchait de franchir le pas, puisque nous sommes des amoureux du bokeh et du flou d’arrière plan. Deux techniques que les capteurs plein format maîtrisent bien mieux que des capteurs plus petits (APS-C, micro 4/3, etc.), mais à des tarifs plus élevés.

Le Sony A7 III, le Graal

Comme vous avez peut-être pu l’apercevoir en story sur mon compte Instagram, nous utilisons depuis le mois de novembre le Sony Alpha 7 III, un appareil très connu des vidéastes et de certains photographes. Cela faisait des années que la gamme des Sony Alpha (les hybrides avec capteur plein format) me faisait de l’oeil, et nous avons franchi le pas en achetant cette merveille fin 2018.

Chez Nikon, c’est un peu l’équivalent du D750 (24 Mpx), alors que le Sony A7R III (42 Mpx) serait l’équivalent du Nikon D850 (45 Mpx). Au quotidien, lors de nos shootings, nous n’avons pas réellement besoin de ces énormes définitions puisque nous ne faisons pas des retouches minutieuses ou de gigantesques tirages. D’autant plus que les photos avec une telle définition prennent beaucoup plus de place sur la carte SD et le mode rafale est donc moins véloce.

Une petite caméra parfaite

En vidéo, le Sony A7 III est une pure merveille. Les images sont ultra définies, la taille du capteur permet de profiter d’une profondeur de champs digne d’un reflex plein format et la stabilisation mécanique intégrée au boîtier fait des merveilles. J’ai tout de même même acheté un stabilisateur supplémentaire (le Ronin S de DJI) pour des plans vraiment « nerveux » comme sur la motoneige en Islande ou lors de notre route vers le glacier en 4×4). Pour information, tous les plans réalisés à New-York avec le Sony n’ont pas été stabilisé avec le Ronin alors que je marchais dans les rues de New-York. Seuls quelques plans ont été stabilisés en post production sur Final Cut Pro.

Un rapide mot sur l’autofocus : la mise au point continue (qui ne se retrouve pas sur les reflex classiques du fait de leur conception) permet d’éviter les effets de pompages où on sent que l’objectif tâtonne à faire sa mise au point. Sur le Sony, la mise au point est instantanée, et sans effet de pompage. Cela permet d’utiliser la mise au point automatique en vidéo si vous n’êtes pas à l’aise avec la mise au point manuelle (facilitée par la fonctionnalité focus peaking).

Des photos toujours nettes

Et en photos… c’est un pur bonheur. Nous avons enfin réussi à mettre un termes aux déchets, ces fameuses photos floues à cause d’une mise au point récalcitrante et nos photos sont maintenant toujours nettes, même en mouvement ! Il faut dire que le Sony A7 III intègre la fonctionnalité Eye AF qui permet de faire automatiquement et en continu la mise au point sur l’oeil du sujet. La fonctionnalité peut paraître un peu superflue, mais elle est tellement réactive et infaillible qu’elle en devient indispensable.

En plus d’une mise au point parfaite, les photos réalisées avec le Sony semblent encore plus fines dans leur définition : tout paraît ultra net et très bien défini. La gestion de la lumière et la plage dynamique (la capacité de gérer les différences de luminosité sur une même scène) semble également supérieure au Nikon avec lequel nous redoutions souvent de faire des photos en contre-jour.

Enfin, pour terminer avec le Sony A7 III, son interface et sa prise en main font passer les appareils Nikon pour des dinosaures. Puisque le Sony est un hybride (sans miroir donc), il est forcément plus léger et compact que le Nikon avec son système de miroir, comme tous les reflex traditionnels.

Même si Daphné avait du mal avec le Sony A7 III les premières semaines et préférait shooter avec le Nikon D750, elle a vite changé son fusil d’épaule et ne shoote plus qu’avec le Sony dorénavant !

Le point négatif du Sony (il fallait bien en trouver un sinon ça serait louche) est son prix mais surtout le prix du parc d’objectifs. Les objectifs, parfois réalisés en collaboration avec Zeiss, coûtent plus chers que chez Nikon et on ne trouve pas toutes les références équivalentes chez les fabricants tiers comme Tamron ou Sigma.

Le Sony nous plait tellement que nous hésitons carrément à nous séparer définitivement du Nikon D750 pour le remplacer par un autre Sony A7 III (ou un A7R III pour certains projets ou le futur A7S III pour la vidéo) lorsque nous avons besoin de deux appareils photo lors de certains shootings.

Enfin, pour fermer ce chapitre Sony, Vutheara Kham, le photographe qui avait immortalisé la photo « La La Land » de Daphné et moi en haut de Montmartre pour Halloween utilisait un Sony A7R II avec l’objectif 24 – 70 mm f/2.8 de Sony.

Les objectifs Nikon

Nous avons encore notre parc d’objectifs Nikon (mais peut être plus pour très longtemps comme vous avez pu le comprendre) qui nous suit depuis presque 10 ans.

50 mm f/1.4 : l’objectif préféré de Daphné

Le premier que nous avons acheté est le fameux Nikkor 50 mm f/1.4 qui offre un joli bokeh et un beau flou d’arrière plan. C’est vraiment un objectif passe partout, qui produit des images de très grandes qualités même si l’autofocus pourrait être un peu plus performant. C’est avec cet objectif que l’immense majorité des articles du blog a été shooté ces dernières années.

Si vous avez un reflex avec un objectif de base (souvent un zoom peu lumineux), il vous faut absolument un 50 mm f/1.4 ou le f/1.8 qui est plus abordable, vous n’allez pas reconnaître votre boîtier 🙂

85 mm f/1.8 : le spécialiste du bokeh

Nous avons ensuite fait l’achat du 85 mm f/1.8 de chez Nikkor. C’est clairement LA focale qu’il vous faut si vous êtes amoureux des portraits. Le bokeh est encore plus joli et fin que sur le 50 mm et l’autofocus plus rapide et efficace. En revanche, son poids commence à se faire sentir dans la main et il est bien moins couteau suisse puisqu’il faudra beaucoup de recul pour prendre une photo de plein pied.

Le 24 – 70 mm f/2.8 : l’objectif à tout faire

Après avoir acheté ces deux classiques de la photo, il nous manquait un autre incontournable : le fameux 24 – 70 mm f/2.8. Nous avons testé le Sigma DG HSM EX puis le Tamron Di VC USD que nous avons conservé pour sa stabilisation optique. C’est l’objectif avec lequel nous shootions la majorité de nos photos sur Instagram il y a encore quelques mois. Le 24 – 70 mm est vraiment l’objectif à tout faire, qui peut aussi bien faire de la photo de paysage en grand angle que de jolis portraits.

70 – 200 mm : un objectif particulier

Enfin, nous nous sommes fait un petit plaisir avec le téléobjectif 70 – 200 mm f/2.8 de chez Nikkor. Un zoom très très lourd et encombrant, mais avec une qualité d’image hallucinante. Nous avons tenté de nous en servir lors des shootings pour donner une ambiance plus streetstyle aux photos (prises de loin mais avec un gros zoom pour avoir un beau flou d’arrière plan), mais ce type de shooting est contraignant dans la pratique puisque je suis à plusieurs dizaines de mètres de Daphné, en plein Paris, avec les passants et les voitures qui passent entre nous. Un objectif qui est plus souvent resté au placard que sur le boîtier !

Le 35 mm : l’objectif manquant

Le seul objectif « classique » que nous n’avons jamais eu entre les mains est un 35 mm lumineux (f/1.4 ou f/1.8 beaucoup plus abordable). C’est un objectif à tout faire, comme le 50 mm, mais encore plus léger et moins encombrant. C’est l’objectif préféré des reporters puisqu’il permet d’avoir un plus grand angle qu’un 50 mm mais sans déformer l’image.

Les objectifs Sony

Lors de l’achat du Sony A7 III, nous avons choisi deux objectifs : le Zeiss 55 mm f/1.8 et le Sony 24 – 70 mm f/2.8. La construction de ces deux objectifs est vraiment excellente, on sent une qualité supérieure aux objectifs de chez Nikkor.

55 mm f/1.8 : notre nouveau 50 mm

Le 55 mm est une pure merveille : un bokeh magnifique, un piqué excellent et un autofocus ultra rapide. Si on devait lui reprocher quelque chose, ce serait sa longueur, légèrement supérieure au 50 mm de chez Nikon. Mais il est tout de même plus compact que l’excellent Sigma 50 mm f/1.4 Art qui a pour lui sa profondeur de champs plus importante.

 

24 – 70 mm : lourd mais performant

Le Sony 24 – 70 mm est lui aussi excellent avec une qualité d’image exceptionnelle et un autofocus très réactif. J’adore le bouton physique sur le côté de l’objectif qui permet de conserver la mise au point enregistrée dans l’appareil, ce qui est très utile sur certains shootings. Nous avions également pu tester le Tamron 28 – 75 mm f/2.8 qui était bien plus compact et léger, mais avec une qualité d’image très légèrement inférieure et un grand angle qui démarrait à 28 mm et non pas 24 mm.

 

Nos futurs objectifs

Pour nos prochains objectifs, nous aimerions investir dans le fantastique (mais hors de prix) Zeiss 50 mm f/1.4 ou le monstrueux Distagon 35 mm f/1.4 ou sinon le minuscule et plus abordable Samyang AF 35mm F2.8 FE qui semble parfait pour voyager léger. On lorgne aussi du côté du Sigma 85 mm f/1.4 ou le Samyang bien moins cher, puisque cette focale me manque beaucoup pour les portraits.

L’appareil de poche : Sony RX 100 III

Lorsque j’étais journaliste et que je couvrais de nombreux salons à l’international où il faut tenter de voyager le plus léger possible, je m’étais acheté le Sony RX 100 III. Un compact dit « expert » grâce à son objectif très lumineux, l’équivalent d’un 24 – 70 mm f/1.8-2.8. Il est également assez bon en vidéo (pour sa taille) avec une excellente stabilisation mécanique. Il révèle vraiment ses limites en très basse luminosité et en termes de bokeh (j’aurais aimé un capteur plus gros pour des bokeh plus marqués).

Mis à part cela, son autofocus est très réactif et sa qualité d’image n’a rien à envier à certains reflex vendus plus chers. Il faudra juste composer avec un objectif inamovible et faire attention à la version choisie : le viseur électronique intégré (pratique pour viser en plein soleil) est présent à partir de la version III et les versions antérieures intègrent un objectif 28 – 100 mm avec un plus gros zoom mais beaucoup moins lumineux : f/1.8 – 4.9.

Cet appareil photo me suit dans tous mes déplacements, car il tient facilement dans une poche et permet aussi bien de faire des photos sur le vif que de courts plans vidéo qui ne sonneront pas comme « sorties d’un compact » mais qui ressembleront plus aux images tirées d’un reflex.

L’iPhone, l’arme secrète

Parfois, lorsqu’on me demande conseil pour un appareil photo « à tout faire », qui ne coûte pas trop cher, sans fonctionnalité particulière et sans volonté de réaliser des photos très évoluées (avec de la profondeur de champs ou des portraits en basse luminosité par exemple), je recommande tout simplement un smartphone comme l’iPhone d’Apple X ou les Galaxy S de Samsung avec notamment le Galaxy S10 qui arrive bientôt. Nous avons longtemps fait des photos Instagram au Galaxy S7 et à l’iPhone.

Les smartphones suffisent en effet dans la plupart des situations (sauf pour de la photographie professionnelle) et leur plus gros avantage est le fait qu’on peut les avoir en permanence sur soi, sans s’encombrer. Je connais de nombreuses personnes dans mon entourage qui ont un appareil photo mais qui ne l’utilisent jamais !

Drones : DJI, sinon rien

J’ai acheté mon premier drone en 2014, c’était le Bebop de Parrot. Le marché a depuis beaucoup évolué et je ne jure que par les DJI qui produisent les meilleures images, avec le rapport qualité – prix le plus compétitif. J’ai eu quelques temps le DJI Phantom 2 Pro : la qualité d’image était époustouflante, mais le drone était trop encombrant : il prenait, avec ses accessoires, un emplacement de valise cabine à lui tout seul dans l’avion.

Je suis donc très rapidement passé au DJI Mavic Pro qui tient dans la poche de ma parka. Oui oui ! Pratique pour l’avoir tout le temps sur soi en voyage. Il est aussi moins bruyant et plus compact et attire donc moins les curieux 🙂 On trouve aussi le DJI Spark, encore moins encombrant et plus abordable, avec une qualité tout à fait correcte pour partager des photos ou des vidéos sur les réseaux sociaux.

Même si on voit de plus en plus de photos de drone, je trouve que l’effet unique et exceptionnel est encore très présent sur les clichés pris en altitude. D’autant plus que piloter un drone est vraiment très excitant !

Les accessoires du parfait photographe

Un bon appareil photo et  un bon objectif ne font pas tout. Il faut aussi un bon oeil et… des bons accessoires 🙂

Les sacs à dos

Mon accessoire préféré en photo est le sac dans lequel ranger l’appareil photo !  La plupart du temps, les sacs photo ne sont pas très jolis et j’adore donc partir en quête de jolis modèles 🙂 En ce moment, j’ai le sac à dos Manfrotto Windsor pour les voyages puisqu’il permet de ranger plusieurs appareils photos et un drone ainsi que mon MacBook Pro 15. On trouve sur le devant deux sangles qui permettent d’accrocher un trépied. Je le trouve visuellement passe partout : il est assez joli et surtout il ne fait pas trop « sac photo ».

Pour les shootings du quotidien (pas en voyage), j’utilise le Lowepro StreetLine BP 250 qui est bien plus compact et encore plus passe-partout. On peut y ranger un reflex et un objectif (voire plus en serrant un peu ahah) ainsi qu’un ordinateur portable 15 pouces. Il est pratique puisque la poche sur le côté permet d’accéder directement à l’appareil photo. J’ai déjà repéré mon prochain sac à dos : le Manfrotto National Geographic de la série Africa ou celui de la série Rain Forest, un peu plus adapté pour la ville. Le New-York de Bagsmart semble aussi très pratique et il est très beau !

Pour l’avion et les longs trajets, le Lowepro Photostream RL 150 sous forme de valise cabine me fait aussi de l’oeil puisqu’en cas de contrôle à la sécurité des aéroports, il est bien plus simple de tout montrer aux agents de sécurité, au lieu de devoir vider l’intégralité de son sac à dos, ce qui prend toujours un temps fou.

Les trépieds

Pour les trépieds, nous en utilisons deux différents, tous les deux de chez Manfrotto. Le premier (MK190XPRO3-3W), de la série 190, en aluminium, avec 3 sections et une rotule 3D nous permet de prendre des photos en portrait, paysage ou même en mode flat-lay avec la colonne qui peut basculer à 90°. Pour les voyages, nous emportons avec nous le Manfrotto Compact Action qui est très léger et pratique, mais beaucoup moins stable que le premier. Manfrotto a récemment sorti la série 190 Go qui est un parfait mix entre les deux !

Les cartes SD

Pour les cartes SD, nous utilisons surtout les gammes professionnelle de chez Lexar et SanDisk qui sont livrées avec un logiciel de récupération de données, très utiles par moment. Je prends la plupart du temps des cartes très rapides, qui permettent de garder une cadence acceptable en rafale lorsque la mémoire vive de l’appareil photo est pleine (ce qui se produit souvent au bout d’une dizaine de photo en rafale). Nous utilisons les Lexar Pro 633x (95 Mbps), les SanDisk Extreme Pro 95 Mbps, les Lexar 1000x (150 Mbps) et depuis peu les SanDisk Extreme Pro 300 Mbps qui permettent au Sony de tenir une cadence de folie en mode rafale.

Pour le même prix, je vous recommande de prendre deux cartes SD de 32 Go plutôt qu’une seule de 64 Go. En cas de problème, vous en aurez toujours une sous la main. Avoir deux cartes SD permet également, sur certains appareils, de configurer l’une des deux en réplication de l’autre pour éviter les pertes de données.

Sauvegardes : disque dur et cloud

En parlant de stockage, ne sous-estimez jamais les sauvegardes de vos photos, si possible multiples. Nous sommes encore en train de mettre en place un process fiable et rapide pour ne pas perdre de photos. Cela nous est déjà arrivé (une carte SD qui cesse de fonctionner, un disque dur externe qui devient illisible, etc.) et malheureusement, les logiciels de récupération de données ne sont pas toujours aussi performants qu’on l’aimerait.

Pour sauvegarder nos photos, nous essayons de fonctionner de la manière suivante dans la plupart des cas : nous shootons avec deux cartes SD similaires dans l’appareil photo : ce dernier duplique chaque photo, l’une en JPEG sur une carte et l’autre en RAW sur l’autre carte. Une fois le shooting terminé, nous exportons les photos sur un disque dur réseau (un NAS Qnap) qui duplique lui-même chaque fichier. Enfin, de manière continue, notre disque dur réseau sauvegarde les fichiers (photos, documents importants, etc.) sur le cloud.

Sans atteindre cette manière de fonctionner, je vous recommande de sauvegarder vos photos au moins sur un disque dur externe (en plus de votre disque interne), et aussi sur le cloud : Google Photos propose de sauvegarder une version légèrement compressée de vos photos gratuitement, sans limite d’espace. Un bon plan à ne pas louper, pour sauvegarder les photos du smartphone et des appareils photos !

Les filtres

J’ai longtemps sous-estimé, à tort, le pouvoir des filtres. Mon premier filtre était un filtre polarisant et pour le prix, c’est vrai que le rendu des photos (surtout de paysage) s’améliore considérablement, notamment au niveau des couleurs par temps ensoleillé. Le filtre polarisant permet de réduire voire de supprimer les reflets sur les objets mais aussi l’eau, les textures, etc. ce qui permet de raviver les couleurs.

J’ai ensuite acheté quelques filtres ND (densité neutre) qui permettent de réguler la quantité de lumière qui entre dans l’objectif. C’est très pratique pour pouvoir conserver une grande ouverture (comme par exemple f/1.4) en plein soleil par exemple. Sans filtre ND, vous serez obligés de monter la vitesse au maximum (1/6000° par exemple) et de réduire l’ouverture (vers f/8) pour ne pas brûler l’image. Les filtres ND de la marque NiSi bénéficient d’un bon rapport qualité – prix.

Mes préférés – et les plus délicats à utiliser – sont les filtres GND (dégradé à densité neutre) qui sont des filtres parfaitement adaptés à la capture des couchers de soleil puisqu’ils sont conçus pour éviter que le ciel à proximité du soleil ne soit brûlé. C’est d’ailleurs avec ce filtre que j’ai réalisé la photo lors du coucher de soleil à Horseshoebend, en total contre-jour, sans HDR. Encore une fois, NiSi produit les filtres GND au meilleur rapport qualité – prix.

Lors de l’achat du filtre, il faut juste faire attention au diamètre de votre objectif sinon vous ne pourrez pas visser le filtre sur l’objectif.

Mes conseils pour choisir l’appareil photo

Le choix d’un appareil photo ne doit pas se faire à la légère, puisque c’est une somme importante à dépenser, et c’est un appareil qui vous accompagnera partout. Les tests sur Internet sont intéressants pour se faire un premier avis, mais les tests pratiques – en magasin – permettent de vraiment faire connaissance avec le boîtier, son fonctionnement et son ergonomie. Si je ne m’étais fié qu’aux tests, je ne serais jamais passé du côté de Sony car les contraintes (budget, parc d’objectifs à renouveler, nouvelle interface à maîtriser) semblaient supérieures au gain. C’est lorsque j’ai eu l’appareil entre les mains que j’ai su qu’il me le fallait.

Un autre conseil que je donnerais, c’est de choisir un appareil en fonction de ses besoins actuels et futurs, mais sur le court terme uniquement. Il est inutile d’acheter aujourd’hui un appareil qui filme en 4K « au cas où » alors que vous ne souhaitez pas vous mettre à la vidéo d’ici quelques mois. Nul doute que d’ici quelques années, l’appareil choisi sera déjà obsolète en vidéo et vous aurez envie de changer pour un appareil destiné à ce genre d’usage.

Enfin, la qualité d’image ne fait pas tout : il ne faut pas oublier la compacité de l’appareil, le parc d’optiques disponible (et leur prix) et la revente d’occasion (les appareils de chez Canon, Nikon, Olympus et Sony ont généralement pas trop de mal à se revendre).

Votre avis

J’espère que cet article vous aura plu ! N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez un conseils à donner, ou si vous êtes à la recherche d’un conseil pour l’achat d’un appareil photo 🙂 Je serais ravi de vous aider dans votre choix !

Vincent (@doufiz)